PETITE HISTOIRE DE LA PHLÉBOLOGIE

Depuis quand s’intéresse-t-on aux varices?   La réponse est: depuis très longtemps!  Depuis Hippocrate et même avant!   Dans cette section, j’effleure l’histoire de la phlébologie.

En fait, la première trace de l’intérêt du traitement des varices dans l’histoire de l’humanité remonte à l’un des plus anciens traités de médecine de l’Égypte ancienne, le papyrus d’Ebers.  Il aurait été écrit lors de la 27 ième dynastie pharaonique et déconseillait le traitement des varices.  Évidemment, à cette époque, les taux de complications devaient être très élevés!

Si le fonctionnement des veines est bien connu de nos jours, il n’en a pas toujours été ainsi: Hippocrate (460-370 av. J-C), considéré comme le père de la médecine, enseignait que le foie était à l’origine de toutes les veines du corps qui étaient chargées de la distribution des éléments nutritifs dans l’organisme.  Il croyait également que les artères transportaient un fluide éthérique, responsable de la vie.  Le sang était considéré comme une des quatres humeurs présentes dans le corps, les autres étant: le phlegme, la bile jaune et la bile noire.  Cette conception erronnée de la circulation sanguine est demeurée à la base des traitements médicaux pour les 2000 années suivantes!  C’est sir William Harvey qui, le premier, a décrit correctement la physiologie de la circulation veineuse en 1628, dans un ouvrage intitulé « Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguini in Animalibus ».

Le lien entre les varices, la grossesse et la station debout prolongée est fait vers les années 1500,  le concept de reflux veineux est mentionné pour la première fois au début des années 1600, tandis que la compression pour diminuer les symptômes des varices est mentionnée bien avant, soit à partir des  années 1200.

TRAITEMENT DES VARICES

La chirurgie pour les varices serait apparue dès 350-400 av. J-C:  on pratiquait soit l’excision, soit on brûlait la varice au fer chauffé au rouge.  L’anesthésie entre les  années 300 av JC et les années 1900 était alors atteinte dans le meilleur des cas avec soit de l’opium, de l’alcool ou d’autres herbes.   L’invention de la seringue en 1841 par un chirurgien orthopédiste français, Charles Gabriel Pravaz,  va permettre les premiers traitements de sclérothérapie.   À noter que ce n’est pas au Dr Pravaz que revient l’honneur du premier traitement de sclérothérapie pour les varices, mais à un de ses collègues contemporain, le Dr Joseph Pierre Pétrequin.Le début des années 1900 marque l’ère de l’investigation veineuse avec l’apparition de la phlébographie aussi appelée veinographie.  Cet examen est peu utilisé de nos jours, car de nouvelles techniques moins invasives sont disponnibles, telles l’échographie et le tomographie (CT scan).

RECHERCHE EN PHLÉBOLOGIE

Depuis les années 90, le traitement des varices a grandement évolué: de nouvelles techniques ont vu le jour, tels le laser endo-veineux ou la sclérothérapie à la mousse sous guidage échographique.   Leur succès grandissant est dû à leur efficacité bien démontrée et au fait que le retour aux activités normales se fait immédiatement ou presque.

Les années actuelles s’inscrivent dans l’histoire de par l’abondance de recherches dans le domaine de la phlébologie et le traitement des varices, recherches facilitées par les nouvelles techniques d’imagerie de la circulation veineuse, promettant une constante amélioration dans les traitements pour les gens atteints de varices.